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Vendredi 13 octobre 2006 5 13 /10 /Oct /2006 15:31
Ces dernières années, les habitations dites "à basse consommation" ont commencé à se démocratiser, conséquence de l'augmentation drastique du coût de l'énergie, surtout du chauffage. Il existe plusieurs concepts que je voudrais clarifier.

La maison bioclimatique
Développée au cours des années 70, ce concept a essuié  quelques échecs mais est revenu à la mode ces dernières années, suite à une certaine prise de conscience individuelle. L'architecture d'un maison bioclimatique est conçue pour s'adapter au mieux à l'environnement et tirer parti du climat pour gagner du confort et économiser des l'énergie. De plus, les constructions bioclimatiques sont censées utiliser des matériaux naturels et des techniques non polluantes pour le chauffage (solaire, géothermique...).

La maison passive
Le concept de maison passive va plus loin car il s'agit un bâtiment pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage. Il se contente des apports solaires passifs, des apports thermiques des machines et d'une bonne isolation. A la base, il s'agit d'un concept allemand "Passivhaus" qui consiste principalement à limiter les déperditions de chaleur. Ce "label" est accordé à partir d'un besoin en chauffage inférieur à 15 kWh/m²/an, et un besoin de moins de 50 kWh/m²/an d'énergie primaire (les 15 kWh/m²/an du chauffage + eau chaude + électricité). Avec un besoin calorifique aussi faible, seuls les habitants les plus frileux utilisent un système de chauffage d'appoint.
Pour réduire les besoins énergétiques au minimun, 3 règles sont essentielles:
1. Une excellente isolation
Pour cela, le coefficient de transmission thermique des parois doit être inférieur à 0,15 W/m2K. A titre d'exemple, la norme en Belgique autorise 0,6  pour les murs et 0,4 pour la toiture. Pour atteindre une telle performance, les parois peuvent atteindre 50 cm d'épaisseur et doivent avoir une forte inertie thermique (matériaux lourds car ils accumulent mieux la chaleur). De plus, la totalité de la surface de l'habitation doit être dépourvue de ponts thermiques.
2. Un système de ventilation performant
La ventilation doit assurer un confort et une parfaite qualité de l'air intérieur indépendamment des conditions climatiques. Pour cela, un système de ventilation mécanique à double flux avec récupérateur de chaleur est nécessaire. Ainsi, l'air vicié est extrait des pièces utilitaires (cuisine, WC, salles d'eau...) et l'air frais, préchauffé par la chaleur de l'air vicié et injecté dans les autres pièces. Le renouvellement de l'air dit être d'environ 30 m3 par heur et par personne. Pour obtenir une aération efficace de l'habitat, il est donc primordial que le batiment présente une parfaite étanchéité à l'air (norme n50 < 0,6 1/h). Il n'est pas recommandé de laisser inutilement ouvertes les portes ou les fenêtres, puisque cela perturbe la ventilation mécanique, et parce qu'il n'est plus nécessaire d'aérer les pièces pour renouveller l'air interieur.
Un telle système reste couteux en énergie (entre 300 et 500 kWh/an) et doit être entretenu, mais représente tout tout de même une économie d'énergie  finale car il faut office de chauffage.
3. Des fenêtres haute qualité
Evidemment, les fenêtres doivent être parfaitement étanches à l'air et exmptes de pont thermiques dans le cadre ou le chassis. Leur coefficient de transmission doit être inférieur à 0,75 W/m2K. Pour cela, l'utilisation de triples vitrages calorifuge (pour limiter le rayonnement chaud vers l'exterieur) avec chassis superisolant est recommandée. Il faut que les vitrages laissent pénétrer davantage de chaleur solaire qu'il n'en laissent s'échapper. D'autre part, le facteur solaire doit être supérieur à 50 % afin de laisser pénétrer les rayons du soleil et éclairer les pièces. La disposition des fênetres doit être organisée en fonction de la position du soleil et leur nombre doit être diminué au profit de leur taille. Enfin, il est préférable d'opter pour un maximun de fenêtres fixes (non ouvrantes) puisqu'il n'est plus nécessaire de les ouvrir, sauf pour regarder ce qu'il se passe dehors ;-)

Enfin, les besoins en enérgie dépendent fortement du mode de vie et des habitudes de consommation des habitants. Les appreils électriques gourmands en énergie, le gaspillage d'eau chaude et une température intérieure élevée sont incompatibles avec un habitat passif.

Le coût d'une telle construction reste prohibitif, (à partir de 1400 euros/m2) et les entrepreneurs capables de les réaliser sont rares. En effet, une mauvaise conception des détails ou une exécution non appropriée sur chantier peuvent compromettre sérieusement les performances de la maison et allonger considérablement le retour sur investissement. C'est pourquoi une « maison passive » doit être conçue et construite d'une manière méticuleuse par des spécialistes.

Actuellement, il existe très peu de maisons en Europe (environ 4000) pouvant prétendre à l'appéllation de 'maison passive', la première ayant été construite à Darmstat en Allemagne. Il en existe aussi en Autriche, mais très peu en Belgique ou en France.



La maison autonome
Le concept de maison autonome est différent de la maison passive sans le sens ou il n'intègre pas forcément des contraintes techniques aussi poussées. Ici c'est l'autonomie vis-à-vis des réseaux de distribution classiques qui est visée (électricité, eau, gaz...). Pour réussir à s'affanchir tout cela, outre une très bonne isolation et un mode de vie adapté, il faut récupérer de l'énergie "gratuite" de l'enironnement (panneaux solaire pour le chauffage de l'eau ou la cuisson, éolienne ou cellules photovoltaiques pour l'électricité, pompe à chaleur pour la chauffage). En combinant plusieurs sources d'énergie, un équilibre peut se créer et l'autonomie peut être atteinte.
D'autre part, la maison doit être équipée d'un système de récupéation et filtration des eaux de pluie, ou posséder une source d'eau naturelle dans le terrain (à récupérer avec un système de pompage). L'autonomie en eau peut être atteinte dans les régions à forte pluviométrie.
L'autonomie alimentaire peut également être tentante (potager, animaux de la ferme...) mais cela représente un travail supplémentaire non négligeable.
La maison autonome reste toutefois une utopie à l'heure actuelle vu le coût des panneaux solaire, des éoliennes, batteries, etc).
Exemple de maison quasi autonome : La maison de Patrick et Brigitte Baronnet

Mon rêve serait de faire construire une telle maison, j'espère que cela devriendra plus adordable à l'avenir. C'est un projet qui se prépare environ 2 ans à l'avance, et le plus difficile est le choix du terrain qui va déterminer les caractéristiques de la maison. Le surcoût actuel d'une maison bioclimatique peut être rentabilisé en 8 ans, sans prendre en compte l'augmentation du prix de l'énergie. Les économies réalisées peuvent eller jusqu'à 5000 euros par an.

Autres liens complémentaires
Livre : La conception bioclimatique, Samuel Courgey et Jean-Pierre Oliva
Ekopedia : La maison passive définition
Guide du consommateur : Le rendement énergétique des portes et fenêtres
Dossier Natpro : Qu'est ce qu'une maison passive
Logiciel de simulation, bilan énergétique... : Pleiade et Comfie





Par Fane - Publié dans : Logement
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Samedi 7 octobre 2006 6 07 /10 /Oct /2006 19:30
Comme j'en parlais dans un précédent article, le compostage est la solution ultime pour réduire la taille de notre poubelle, puisqu'on peut revaloriser  pratiquement tous les déchets organiques avec cette technique.

Si l'on a pas de jardin à disposition, ou si l'on veut faire du compost plus rapidement et de meilleure qualité, on peut accélerer le processus de décomposition avec des "vers de fumier" (Eisenia foetida). J'ai utilsé des vers achetés au magasin de pêche, marqués Eisenia, ils s'agit en fait de vers de terreau, certains font jusqu'à 15 cm de long, et ils sont un peu rouges/rosés. J'en ai également récupéré dans un tas de fumier près de chez moi. (Voir mon Article précédent)

J'ai commencé l'expérience il y a environ 2 semaines et je pense que les vers se sont bien adaptés. J'ai remarqué qu'ils sont plus actifs la nuit, et certains rampent le long des paroi de la boite mais n'essaient pas de s'échapper. Il est difficile de dire combien il y a de vers exactement, mais environ 300. Ils vont vite se multiplier car je les ai vus d'accoupler de nombreuses fois. Ils aiment rester à la surface sous les cartons humides que j'ai placé sur la litière.

Je leur donne à manger 2 fois par semaine 250 à 300 g de déchets divers que je sélectionne soigneusement (pour l'instant) : épluchures de fruits et légumes, essuie-tout imbibés, marc de café et thé, carton... Je creuse un trou dans la litière et j'y place les déchets découpés, humidifiés et mélangés avec une poignée de terreau pour que cela glisse mieux dans leur gosier. Ils ont l'air d'aimer ça !!! A chaque apport de nourriture, j'enterre les déchets à un endroit différent, ce qui permet de mélanger le tout progessivement sans trop déranger les vers. Je ne peux pas encore recycler tout les déchets organiques de la maison, mais environ 30 %. Je vais bientôt augmenter la cadence et les nourrir plus.

Celà ne sent pas mauvais du tout, simplement une odeur de terre mouillée. Au bout de 2 semaines, les déchets sont bien attaqués mais ne semblent pas pourrir. Pas de mouche à l'horizon. Il n'y a pas encore de jus de décomposition qui s'achappe par les trous en dessous, pourtant c'est assez humide.

Il y a 15 jours, j'avais placé dans le fond du jardin, près du tas de compost, un piège à vers. J'avais enterré 3 grosses poignées de déchets orgniques dans le sol, histoire d'attirer les vers rouges du coin. Au bout de 2 semaines, j'ai déterré le tout à la recherche de petits mangueurs. Hélas, je n'ai trouvé qu'un seul vers de 2 cm, mais un grand nombre de mille-pattes qui avaient colonnisé mon piège. Après vérification, il s'avère que ces myriapodes se nourrissent également de matières végétale en décomposition, je décide donc de les ajouter à ma lombricompostière en renfort. J'espère seulement qu'ils ne vont pas proliférer dans ma maison !

Concernant les vers, je n'ai pas d'inquiétude car ils régulent leur nombre si la nourriture ou l'espace n'est pas suffisant. Aucun risque d'invasion, ni aucun risque d'obtenir des vers "géants" ressemblant à des serpents....Oufff !!

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Par Fane - Publié dans : Déchets
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 00:19

Le compostage est "un processus naturel par lequel des matériaux biodégradables sont mis ensemble pour être décomposés et convertis en un amendement humifère stabilisé, grâce au travail d'organismes biologiques vivants."

Un simple constat:
Nous produisons de plus en plus de déchets organiques "compostables" et ils représentent environ 40 à 50 % de notre poubelle. Si l'on possède un jardin, même petit, on peut aisément faire du compostage. Sans jardin, on peut aussi opter pour le lombricompostage qui se fait à l'aide de vers (mais non, ce n'est pas sale ;-)). Cela permet de diminuer le volume des déchets ménager en les valorisant (je ne vais pas revenir sur l'intérêt de réduire nos déchets et d'éviter les engrais chimiques).

En observant les mécanismes de la nature, de nouvelles techniques de compostage se sont développées, qui permettent d'obtenir rapidement (quelques mois) un compost naturel pour remplacer les engrais chimiques.

Le composteur (ou silo/bac à compost)
Le composteur est un contenant spécial permettant d?accélérer le processus naturel de décomposition. Ildoit réunir certaines conditions nécessaires à la décomposition naturelle : air, humidité, chaleur, matières organiques et micro-organismes présents de façon naturelle. Le composteur doit donc être placé à même le sol afin de permettre aux micro-organismes de colonnier le bac. Le compostage se pratique généralement dans un contenant aéré placé dans un endroit peu ensoleillé, à l'abri du vent.

Les trois principales caractéristiques d'un bac à compost sont :
- Un couvercle pour protéger le compost de la pluie et de la neige et en contrôler le degré d'humidité
- Des trous ou des orifices pour favoriser la circulation d'air
- Un moyen d'enlever le produit final

Quelques suggestions:
 - une boîte de grillage métallique avec un panneau ouvrant à l'avant;
  - une structure à trois côtés, en blocs de béton, libre d'accès à l'avant pour retourner et enlever facilement le compost;
- une boîte de bois de construction ou de charpente avec un couvercle et des espaces pour l'aération
 - un baril de métal ou une poubelle dont le fond a été enlevé et dans lequel on a percé des trous sur les côtés; ou
 - pour les amateurs enthousiastes et chevronnés, un bac à plusieurs compartiments pour accueillir le compost à différentes étapes du processus de décomposition: matières premières, tas de compost en pleine activité microbienne et produit final.

Fabrication de compost : les 4 règles
Pour éviter le pourrissment et les mauvaises odeurs et obtenir du compost de qualité.
    - Maintenir une humidité suffisante
    - Aérer et  mélanger régulièrement
    - Surveillera la température (jusqu'à 65°C !)
    - Ne pas y mettre n'importe quoi !!!

Les déchets compostables :
    - Sciure de bois  
    - Cendre de bois
    - Fibres naturelles (coton, laine, lin...)
    - Cellulose (mouchoirs, papier toilette, essuie tout...)
    - Fruits et légumes non traités (épluchures)
    - Sachets de thé et marc de café
    - Coquilles d'oeuf
    - Litière végétale  
    - Excréments d'animaux (pas trop)
    - Poils, ongles                                       
    - Herbe, foin, fleurs
    - Aiguilles de conifère
    - Minéraux fins
    - Os broyés

A éviter :
- Viande, poissons (odeurs)
- Plats cuisinés, graisses, produits laitiers (attire les mouches)
- Agrumes et oignons (acidité)
- pomme de terre
- Les gros morceaux (plus long à dégrader)
- Papiers et carton contenant des encres de couleur
- Produits chimiques (vernis, pesticides, colorants, anti-puce, vermifuges...)
- Métaux et plastiques, évidemment !
- Eau du robinet à cause du chlore qui tue les micro-organismes

Pour une meilleure qualité, on veillera à varier les apports en matière organique en mélangeant matériaux carbonés (difficilement dégradables, paille, écorces, papier, bois...) et matériaux azotés (plus facilement dégradables, riches en eau, fanes et déchets de légumes, tontes, déchets animaux).

Astuces
- Alterner les couches de déchets ménagers et de jardin
- Incorporer de la terre
- Ajuster l'acidité à l'aide d'un mélange chaulé
- Faite du "thé" de compost comme engrais liquide pour vos plantes

Différents sites sur le compostage :
- Site de la région wallone
- Site canadien
- Le blog de DinDiu
- Documentation de l'ADEME




Par Fane - Publié dans : Déchets
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Mercredi 4 octobre 2006 3 04 /10 /Oct /2006 23:04
Je pense qu'il est important d'éduquer les enfants dans le respect de la nature.
D'une part, parce qu'ils seront ammenés à la voir de moins en moins souvent. Et parce que l'avenir de la planète est entre leurs mains. C'est pourquoi il faut  absolument sensibiliser les enfants à l'écologie.
Voici qelques petites suggestions pour montrer le bon exemple, et surtout, donner de bonnes habitudes dès maintenant
- Ne pas donner de gateau en portion individuelle, bien que les enfants adorent ça, cela n'a pas grand interet et cela augmente la quantité de déchets et le cout. Optez pour des boites reutilisables et des emballages minimalistes.
- Eviter de les gaver de programmes abrutissants à la télévision. Préférez les documentaires et les programmes éducatifs.
- Ne jamais jeter un objet sur la vois publique ou dans la nature, inciter les plutot à les ramasser et à la mettre à la poubelle.
- Ne pas maltraiter un animal devant eux et apprenez leur le respect des animaux.
- Informer les enfants sur l'état de la planète, la pollution et l'épuisement des réserves d'énergie fossile.
- Apprenez leur pourquoi il faut économiser l'eau et l'électricité et le chauffage.
Ce sont des gestes simples qui ne nuisent pas au bien être des enfants mais au contraire les aide à assumer leur futur.
- Leur donner des produits frais et de saison à manger. Varier l'alimentation. Eviter la viande tous les jours.
- Leur apprendre à trier les déchets.


Liens éducatifs

Le petit Babar ecolo : manuel éducatif en pdf
Le site de WWF pour les enfants et les ados. Fiches documentation sur les animaux
Le Coin de Rafale Eveil à l'environnement, jeux interactifs, anedoctes et des gestes à apprendre. Ministère de l'environnement du Québec.
Panda Junior
Informations sur les animaux en danger, les plantes et les forêts mais aussi sur le climat et la pollution. Dossiers, photos et petits jeux.
Coccinelle Le magazine eco-citoyen des 8-13 ans
Par Fane - Publié dans : Ecologie
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 /10 /Oct /2006 21:17
Bientôt la fin de l'expérimentation sur les animaux ? Espérons le !!!

Petit rappel, tout d'abord, pour ceux qui ne seraient pas au courant des pratiques des laboratoires de recherche - si on peut encore les nommer ainsi - qui pratiquent l'expérimentation animale.

On teste sur les animaux de laboratoire des produits domestiques (savons, crèmes, parfums, shampooings, etc.), des produits chimiques (encres, peintures, détergents, lubrifiants, etc.), des pesticides, des armes... Certains animaux subissent plusieurs expérimentations durant des jours, des mois ou même des années. Les chiens, chats, primates et rongeurs sont les plus utilisés mais tous les animaux sont concernés. Des maltraitances et des tortures insoutenanbles leur sont infligées, ils sont détenus dans des conditions lamentables et on les laisser agoniser pendant des jours. Pour s'en convaincre, on pourra visiter le site de One-Voice, une association qui milite activement contre toute cette barbarie et dénonce la cruauté envers les animaux.

Pour un apeçu du panel des pratiques des laboratoires, visitez le site www.artezia.net
 qui dénonce la vivisection en montrant les images chocs obtenues clandestinement par infiltration dans les laboratoires (les images pourraient choquer les plus sensibles). Par exemple, les innombrables tests pratiqués peuvent provoquer chez les animaux des convulsions, de fortes douleurs abdominales, des crises cardiaques, des tremblements et la diarrhée. Les animaux peuvent saigner des yeux, de la bouche ou des organes génitaux, vomir de manière incontrôlée, devenir paralysés, ou sombrer dans le coma. On les force à ingérer des substances toxiques, ils sont brulés, soumis à des chocs électriques, aveuglés avec des acides, lacérés, découpés, éventrés, scalpés ou congélés vivants, le plus souvent sans anesthésie. Sans parler des conditions de détention, des privations de nourriture, d'oxygène et de sommeil pour créer anxiété et agressivité.Comme vous le voyez,  la barbarie humaine n'a pas de limites.
Le pire, c'est que tout cela NE SERT A RIEN, sinon à donner un aperçu de la stupidité humaine.

L'expérimentation animale n'est pas un mal nécessaire.
En effet, l'expérimentation sur les animaux est une pratique archaïque et barbare dont la pertinence des résultats est très discutable. La science moderne démontre qu'aucune espèce animale ne peut être considérée comme modèle biologique fiable pour une autre. Le test sur animal n'apporte donc aucune garantie pour la sécurité sanitaire humaine. De plus, un symptôme obtenu artificiellement en laboratoire n’a rien de commun avec un symptôme spontané. Il y a de nombreux exemples de produits déclarés comme toxique chez certains animaux qui se sont révélé bénéfiques pour l'homme ; et inversement, des produits déclarés innofensifs les animaux ont causé beaucoup de dégats chez l'humain.

Les méthodes substitutives
L'expérimentation animale continue à grande échelle, en dépit les mesures législatives, toujours trop hypocrites, visant à réduire le nombre d'animaux sacrifiés (Loi des "3R"). Les contrôles sont nettement insuffisants et les pratiques inhumaines continuent. Pourtant, il existe un grand nombre de méthodes de recherche dites substitutives à l'expérimentation animale, qui non seulement constituent une approche scientifique plus humaine, mais qui sont souvent moins coûteuses, plus rapides et plus efficaces. Les progrès technologiques dans le domaine de la biologie notamment, ont permis de développer des méthodes adaptées pour l'évaluation des risques toxiques chez l'homme. Voici un aperçu de ces méthodes :
- Méthodes in vitro (culture de cellules)
- Toxicogénomique
- Etudes épidémiologiques (Statistiques)
- Méthodes cliniques (études des volontaires humains)
- Simulation et modélisation par ordinateur
- Comparaison des produits entre-eux (structure moléculaire, propriétés...)
- Etudes de tissus post-mortem
- Utlisations de micro-organismes (bactéries)

La directive 86/609/CEE stipule qu'il est interdit d'expérimenter sur des animaux s'il existe une méthode n'impliquant pas l'animal pour obtenir le résultat recherché. Malgré la protection que la loi est censée garantir aux animaux de laboratoire, les choses se passent souvent d'une manière différente dans la réalité, en raison d'un financement inadéquat du développement des méthodes substitutives, d'un manque de volonté politique, d'une réticence de la part des chercheurs à changer leurs petites habitudes, d'une attitude conservatrice de la part des autorités réglementaires, qui continuent à exiger l'expérimentation animale. En effet, le processus de validation des nouvelles méthodes de test peut demander plusieurs années (typiquement, 10 ans) avant que l'utilisation d'une méthode substitutive soit admise en total remplacement des tests sur les animaux.

REACH = Enregistrement Evaluation et Autorisation des produits Chimiques
La Commission européenne a lancé le projet REACH, visant à tester la toxicité de 30 000 substances chimiques pour assurer une meilleure sécurité sanitaire et environnementale. Chaques substance potentiellement dangereuse utilisée dans l'industrie devra être soumise à une evaluation afin d'être autorisée.
Initialement, les méthodes préconisées par le projet REACH reposaient sur l'expérimentation animale. Grâce aux pressions exercées par le lobby des défenseurs des animaux, certaines avancées ont pu être obtenues, mais l'application de cette directive risque de devenir synonyme d'hécatombes supplémentaires dans les laboratoires.
Cette nouvelle réglementation devrait entrer en vigueur en mai 2007. C'est une bonne chose, à condition que REACH se donne les moyens de son ambition. Le premier impératif de cette réglementation est, en effet, la fiabilité de l'évaluation de la toxicité des substances chimiques. La toxicogénomique étant reconnue par le Parlement comme méthode alternative pour l'évaluation de la toxicité, le recours aux tests sur animaux dans le projet REACH violerait la directive 86/609/CEE.

Après toutes ces considérations, il semble que l'expérimentation animale aie encore de beaux jours devant elle. Plus de 1500 nouveaux produits chimiques sont mis sur le marché chaque année...

Phrase à méditer :
" La grandeur d'une nation et ses progrès moraux peuvent se juger à la façon dont elle traite les animaux"
Gandhi
Par Fane - Publié dans : Pollution
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