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Déchets

Samedi 23 septembre 2006
Après avoir glané pas mal d'informations sur le lombricompostage sur internet, j'ai décidé de me lancer !! Voic un bon sujet pour débuter ce blog écologique. En effet, ces petits vers travaillent pour vous en décomposant et en digérant une bonne partie de vos déchets ménagers, comme par exemple les épluchures de fruits et légumes, le carton, le papier absorbant, marc de café, etc, etc. Ceux-ci réduisent donc la taille de votre poubelle et l'impact néfaste sur l'environnement.
Cerise sur le gateau, vous obtenez du compost de qualité exceptionnelle et de l'engrais liquide naturel pour vos plantes et votre potager, et ceci en un temps record de 3 mois, contre 6 mois pour du compostage normal.

Qui sont ces vers ?
Tous les vers de terre ne conviennent pas pour faire du lombricompostage. En effet, le lombric commun (Lombricus terrestris) que l'on trouve dans nos jardins et qui vit en permanence en profondeur ne peut survivre dans des conditions d'élevage. Pour le compostage, on utilise des vers de qui vivent dans les 20 premiers centimètres du sol. Les espèces Eisenia foetida (ou vers de fumier), Eisenia endreï (ou vers rouges de Californie) ou Dendrobaena veneta sont les plus couramment utilisées.

Les vers mangent entre la moitié et leur poids en déchets chaque jour.
Si on considère qu'un individu produit en moyenne 1 kg déchets par jour, et que les vers peuvent manger 40% du contenu de la poubelle, il faut environ 300 g de vers par personne dans le ménage, soit environ 750 vers. Si l'on souhaite également vermicomposter ses débris de jardin (taille de plantes, tonte de gazon...) et les déchets des animaux domestiques (déjections, poils) il faudra beaucoup plus de vers.

Les vers ne mangent pas tout non plus !
Ils ne mangent que les déchets d'origine organique (pas de métaux, plastiques, tissus synthétiques, ...). Il faut également éviter la viande, les graisses et les os en trop grande quantité car cela attire les mouches et produit des mauvaises odeurs. La nourriture très acide telle que les agrumes et les oignons est aussi à éviter, à moins de réequilibrer le pH à 7 à l'aide d'un mélange chaulé.

Comment vivent-ils ?
Pour se sentir bien, le vers doit être dans un milieu sombre, humide et calme. Ils mangent également plus et plus vite si les aliments sont coupés et broyés relativement finement et mélangé à du terreau. Une température stable de 20°C leur convient et améliorera également les performances des vers. Généralement, ils tolèrent une température comprise entre 10°C et 30°C, sinon, c'est l'hécatombe. Les vers sont hérmaphrodites et pondent des cocons d'où sortent quelques petits qui seront matures au bout de quelques semaines . Ainsi, on peut obtenir une colonnie de vers suffisante en quelques mois à partir d'une centaine de vers. Leur nombre dépendra de l'espace de la nourriture que vous leur donnerez.

Démarrage de la lombriculture
Avec toutes ces informations, je vais donc démarrer un élevage de vers composteurs. Nous sommes deux à la maison, mais avec un chat, un chien et un jardin, donc beaucoup de travail pour les vers !! Pour démarrer, j'ai donc acheté 2 bacs en plastique opaque, l'un pour mettre les vers et l'autre pour la récupération du jus de compost. Sans oublier un couvercle... Investissement : environ 10 euros. A suivre...

Fanny
Par Fane
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Dimanche 24 septembre 2006
Ca y est, Ils sont là !... les vers gloutons...
Je m'en suis procuré au magasin de pêche du coin, où ils ont dû me prendre pour une illuminée. J'ai acheté une bonne centaine d"eisenia" (vers de terreau) et 15 "dendrobaena", plus gros. Je ne suis pas certaine qu'il s'agisse des bons vers pour faire du compost, mais je vais tenter l'expérience avec eux. Prix : 7 euros.
Soyez reconnaissants, petits vers de terre ! Je vous ai sauvés d'une mort certaine et douloureuse au bout d'un crochet. J'espère que vous survivrez !!

Les contenants
J'ai acheté deux caisses en plastique opaque d'environ 40 cm de long sur 30 cm de large pouvant s'empiler, ainsi qu'un couvercle. (9 euros chez Hubo). La première fait 15 cm de haut et servira à récupérer le jus de décomposition. L'autre fait environ 25 cm de haut et possède des ouvertures latérales que j'ai obstruées avec du polystyrène et du scotch pour éviter la fuite des vers. J'ai également percé le fond de la boite d'une vingtaine de trous de 1/2 cm de diamètre à l'aide une perceuse.


Démarrage de la lombricompostière

J'ai placé du carton humide dans le fond de la boite puis j'ai préparé la "litière" avec du terreau, du carton coupé en petit morceaux, du foin et du gazon, du papier, des feuilles, du petit bois... le tout bien humidifié avec de  l'eau de pluie et mélangé. J'ai rempli le box avec la litière sur une hauteur d'environ 8 cm. Puis, j'ai laissé les vers investir les lieux en déposant le substrat dans lequel ils étaient vendus sur la litière. J'ai recouvert le tout de morceaux de carton humides et remis le couvercle pour la nuit. Le lendemain, ils étaient tous enterrés.

A la recherche de nouveaux vers...
Je suis partie en quête d'autres vers, peut-être d'autres espèces susceptibles de venir en renfort. A côté de chez moi il y a un champ avec une dizaine de vaches : une chance pour trouver du fumier, et donc des vers à fumier !! En contrebas du pré coule un ruisseau près duquel le paysan déverse les bouses !! Je fouille quelques minutes mais rien ! Il faut s'approcher un peu plus de l'eau et là, les vers commencent à apparaitre. J'en ai recueilli une vingtaine de différentes tailles et couleur. J'ai également pris un peu de fumier en décomposition et de la sciure de bois dans la forêt pour ajouter à ma compostière.
Quelques temps après avoir ajouté les nouveaux colocataires des bois, j'ai jeté un oeil sur eux, discrétement... Et là surprise ! Plusieurs d'entre-eux s'accouplaient déjà !!  Peut-être parce qu'ils pensent qu'ils vont mourir ou que la nourriture va manquer. Quoi qu'il en soit, cela arrange bien mes affaires, et je les laisse tranquille, ils ont besoin de calme, ces petits !!! Je reviendrai plus tard sur la reproduction des vers si tout ce passe bien.


Il est temps de les nourrir !
Au bout du troisième jour seulement, j'ai ajouté de la nourriture "fraiche", des épluchues du marc de café et de thé, du pain, du sopalin (sans colorants)... Environ 200 g de déchets mixés, mélangés et enterrés dans un coin du bac. Il est temps de passer à table, les vers !!! Je pense tout de même qu'ils vont avoir besoin d'une bonne semaine pour s'acclimater à leur nouvel habitat et une quinzaine de jours pour s'adapter à leur nouveau régime alimentaire.

Il n'y a plus qu'à attendre et surveiller car certains cherchent à sortir de la boite...

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Par Fane
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Jeudi 5 octobre 2006

Le compostage est "un processus naturel par lequel des matériaux biodégradables sont mis ensemble pour être décomposés et convertis en un amendement humifère stabilisé, grâce au travail d'organismes biologiques vivants."

Un simple constat:
Nous produisons de plus en plus de déchets organiques "compostables" et ils représentent environ 40 à 50 % de notre poubelle. Si l'on possède un jardin, même petit, on peut aisément faire du compostage. Sans jardin, on peut aussi opter pour le lombricompostage qui se fait à l'aide de vers (mais non, ce n'est pas sale ;-)). Cela permet de diminuer le volume des déchets ménager en les valorisant (je ne vais pas revenir sur l'intérêt de réduire nos déchets et d'éviter les engrais chimiques).

En observant les mécanismes de la nature, de nouvelles techniques de compostage se sont développées, qui permettent d'obtenir rapidement (quelques mois) un compost naturel pour remplacer les engrais chimiques.

Le composteur (ou silo/bac à compost)
Le composteur est un contenant spécial permettant d?accélérer le processus naturel de décomposition. Ildoit réunir certaines conditions nécessaires à la décomposition naturelle : air, humidité, chaleur, matières organiques et micro-organismes présents de façon naturelle. Le composteur doit donc être placé à même le sol afin de permettre aux micro-organismes de colonnier le bac. Le compostage se pratique généralement dans un contenant aéré placé dans un endroit peu ensoleillé, à l'abri du vent.

Les trois principales caractéristiques d'un bac à compost sont :
- Un couvercle pour protéger le compost de la pluie et de la neige et en contrôler le degré d'humidité
- Des trous ou des orifices pour favoriser la circulation d'air
- Un moyen d'enlever le produit final

Quelques suggestions:
 - une boîte de grillage métallique avec un panneau ouvrant à l'avant;
  - une structure à trois côtés, en blocs de béton, libre d'accès à l'avant pour retourner et enlever facilement le compost;
- une boîte de bois de construction ou de charpente avec un couvercle et des espaces pour l'aération
 - un baril de métal ou une poubelle dont le fond a été enlevé et dans lequel on a percé des trous sur les côtés; ou
 - pour les amateurs enthousiastes et chevronnés, un bac à plusieurs compartiments pour accueillir le compost à différentes étapes du processus de décomposition: matières premières, tas de compost en pleine activité microbienne et produit final.

Fabrication de compost : les 4 règles
Pour éviter le pourrissment et les mauvaises odeurs et obtenir du compost de qualité.
    - Maintenir une humidité suffisante
    - Aérer et  mélanger régulièrement
    - Surveillera la température (jusqu'à 65°C !)
    - Ne pas y mettre n'importe quoi !!!

Les déchets compostables :
    - Sciure de bois  
    - Cendre de bois
    - Fibres naturelles (coton, laine, lin...)
    - Cellulose (mouchoirs, papier toilette, essuie tout...)
    - Fruits et légumes non traités (épluchures)
    - Sachets de thé et marc de café
    - Coquilles d'oeuf
    - Litière végétale  
    - Excréments d'animaux (pas trop)
    - Poils, ongles                                       
    - Herbe, foin, fleurs
    - Aiguilles de conifère
    - Minéraux fins
    - Os broyés

A éviter :
- Viande, poissons (odeurs)
- Plats cuisinés, graisses, produits laitiers (attire les mouches)
- Agrumes et oignons (acidité)
- pomme de terre
- Les gros morceaux (plus long à dégrader)
- Papiers et carton contenant des encres de couleur
- Produits chimiques (vernis, pesticides, colorants, anti-puce, vermifuges...)
- Métaux et plastiques, évidemment !
- Eau du robinet à cause du chlore qui tue les micro-organismes

Pour une meilleure qualité, on veillera à varier les apports en matière organique en mélangeant matériaux carbonés (difficilement dégradables, paille, écorces, papier, bois...) et matériaux azotés (plus facilement dégradables, riches en eau, fanes et déchets de légumes, tontes, déchets animaux).

Astuces
- Alterner les couches de déchets ménagers et de jardin
- Incorporer de la terre
- Ajuster l'acidité à l'aide d'un mélange chaulé
- Faite du "thé" de compost comme engrais liquide pour vos plantes

Différents sites sur le compostage :
- Site de la région wallone
- Site canadien
- Le blog de DinDiu
- Documentation de l'ADEME




Par Fane
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Samedi 7 octobre 2006
Comme j'en parlais dans un précédent article, le compostage est la solution ultime pour réduire la taille de notre poubelle, puisqu'on peut revaloriser  pratiquement tous les déchets organiques avec cette technique.

Si l'on a pas de jardin à disposition, ou si l'on veut faire du compost plus rapidement et de meilleure qualité, on peut accélerer le processus de décomposition avec des "vers de fumier" (Eisenia foetida). J'ai utilsé des vers achetés au magasin de pêche, marqués Eisenia, ils s'agit en fait de vers de terreau, certains font jusqu'à 15 cm de long, et ils sont un peu rouges/rosés. J'en ai également récupéré dans un tas de fumier près de chez moi. (Voir mon Article précédent)

J'ai commencé l'expérience il y a environ 2 semaines et je pense que les vers se sont bien adaptés. J'ai remarqué qu'ils sont plus actifs la nuit, et certains rampent le long des paroi de la boite mais n'essaient pas de s'échapper. Il est difficile de dire combien il y a de vers exactement, mais environ 300. Ils vont vite se multiplier car je les ai vus d'accoupler de nombreuses fois. Ils aiment rester à la surface sous les cartons humides que j'ai placé sur la litière.

Je leur donne à manger 2 fois par semaine 250 à 300 g de déchets divers que je sélectionne soigneusement (pour l'instant) : épluchures de fruits et légumes, essuie-tout imbibés, marc de café et thé, carton... Je creuse un trou dans la litière et j'y place les déchets découpés, humidifiés et mélangés avec une poignée de terreau pour que cela glisse mieux dans leur gosier. Ils ont l'air d'aimer ça !!! A chaque apport de nourriture, j'enterre les déchets à un endroit différent, ce qui permet de mélanger le tout progessivement sans trop déranger les vers. Je ne peux pas encore recycler tout les déchets organiques de la maison, mais environ 30 %. Je vais bientôt augmenter la cadence et les nourrir plus.

Celà ne sent pas mauvais du tout, simplement une odeur de terre mouillée. Au bout de 2 semaines, les déchets sont bien attaqués mais ne semblent pas pourrir. Pas de mouche à l'horizon. Il n'y a pas encore de jus de décomposition qui s'achappe par les trous en dessous, pourtant c'est assez humide.

Il y a 15 jours, j'avais placé dans le fond du jardin, près du tas de compost, un piège à vers. J'avais enterré 3 grosses poignées de déchets orgniques dans le sol, histoire d'attirer les vers rouges du coin. Au bout de 2 semaines, j'ai déterré le tout à la recherche de petits mangueurs. Hélas, je n'ai trouvé qu'un seul vers de 2 cm, mais un grand nombre de mille-pattes qui avaient colonnisé mon piège. Après vérification, il s'avère que ces myriapodes se nourrissent également de matières végétale en décomposition, je décide donc de les ajouter à ma lombricompostière en renfort. J'espère seulement qu'ils ne vont pas proliférer dans ma maison !

Concernant les vers, je n'ai pas d'inquiétude car ils régulent leur nombre si la nourriture ou l'espace n'est pas suffisant. Aucun risque d'invasion, ni aucun risque d'obtenir des vers "géants" ressemblant à des serpents....Oufff !!

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Par Fane
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Samedi 20 janvier 2007
J'ai commencé le lombricompostage il y a 4 mois, et tout semblait bien se passer (voir article précédent).

J'ai nourri régulièrement les vers régulièrement avec environ 500 g par semaine de déchets de fruits et légumes, papiers, etc... etc... Ils digèrent tout ! J'ai pu remarquer que les coquilles d'oeufs et les légumes type chou et endive sont plus long à composter.

Des oeufs ont commencé à apparaitre, puis j'ai vu arriver des bébés vers. La multiplication était en marche... Certains vers réussissent à s'échapper et je les retrouve quelques mètres plus loin, tous desséchés. Un ou deux vers par semaine prennent le large et meurent.

Il y a un mois, j'ai vu apparaitre des petites mouches et des petits point blancs dans ma compostière : des oeufs de mouches !!! L'invasion avait commencé. Malgré mes efforts pour aérer et chasser et détruire les mouches, elles étaient toujours là. Pourtant, pas de traces de pourriture ni odeurs nauséabondes. Il est temps de récolter le compost et de redémarrer une nouvelle cuvée, en revoyant mon système de couvercle pour éviter la fuite des vers et l'arrivée de mouches.

J'ai donc laissé mes vers sans apporter de nourriture pendant environ 3 semaines, pour que tous les restes soient mangés. J'ai placé le bac sous une forte lumière, et j'ai commencé à récupérer le compost en surface, par fines couches successives. Au fur et à mesure, les vers s'enfoncent plus profondément, et se retrouvent tous au fond du bac, il ne reste plus qu'à les récupérer ainsi que les nombreux oeufs et bébes. et leur préparer une nouvelle maison (voir article : Bonjour les Vers). Le tri des oeufs était assez fastidieux, et je devrai trouver une autre technique pour la prochaine fois !

J'en ai profité pour les dénombrer : il y avait 250 vers adultes, environ 400 bébés et autant d'oeufs.
J'ai passé les compost au four à 100°C pendant 1/4 d'heure,   afin de tuer les oeufs de mouches et autre arachnides.... et me voici avec du beau lombricompost pret à l'emploi.





Par Fane
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