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Ecologie

Vendredi 22 septembre 2006
Ce blog a pour but de répandre grâce au web des idées écologiques et de rassembler un maximun de personnes dans la lutte contre la pollution environnementale et la consommation à outrance.

Les conséquences de ce type de consommation commencent à se faire ressentir sur notre environnement et notre santé, malgré une volonté des autorités de minimiser son impact néfaste sur la nature. Le constat est simple :
- Réchauffement climatique accéléré
- Déforestation, desertification
- Effondrement de la biodiversité
- Pollution généralisée
- Augmentation des maladies causées par la pollution et les produits chimiques omniprésents.
- Epuisement des réserves de pétrole
- Insuffisance du développement des énergies alternatives.
La liste pourrait être très longue...

Sans une prise de conscience massive et rapide, nos enfants assisterons sans doute au naufrage de la civilisation post-moderne. En effet, depuis le début de l'ère industrielle, la société avançait résolument vers le progrès, vers toujours plus de science, d'éducation, de culture, de justice, de protection sociale, de liberté... Et aussi vers plus de prospérité économique et de bien-être matériel. Chaque génération était assurée que demain serait meilleur qu'aujourd'hui.
Depuis le début du XXIe siècle, la tendance s'est inversée. Du fait des conséquences écologiques, sociales et économiques du néo-libéralisme et de la société de consommation, nous allons désormais vers moins de science, moins d'éducation, moins de culture, moins de justice et de protection sociale, moins de démocratie, moins de prospérité économique, et moins de bien-être matériel.

Mais que faire ?? C'est ce à quoi je vais tenter de répondre ici, sans prétention ni leçons de morale. Juste constater et chercher des idées pour agir. Il est facile de constater son impuissance individuelle face à la gravité de la situation, de se complaire dans un pessimisme affiché, et de renoncer. Mais je garde espoir...


Par Fane
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Samedi 30 septembre 2006
En surfant comme d'habitude à la recherche d'information, je suis tombée (non pas par hasard) sur le site de Jean Zin, dont les textes et les analyses m'ont paru pertinents, bien documentés, et empreints de réalisme et de discernement. Il pose des questions essentielles qui permettent de réfléchir sur l'avenir de la société.
Pour visiter son blog, cliquez ici
Pour connaitre les thèmes qu'il aborde et les idées qu'il défend, cliquez ici

Puisqu'il autorise à reprendre et diffuser librement ses textes, je me permets de citer ici quelques passages qui me semblent importants concernant l'écologie et les alternatives au productivisme de masse.


Les 3 écologies
L'écologie a des significations radicalement différentes selon l'utilisation politique qui en est faite. Plutôt que de vouloir rassembler des stratégies antagonistes, elle doit se scinder au contraire en 3 tendances contradictoires.

1. L'écologie fondamentaliste et réactionnaire
dont le mot d'ordre est "respectons les lois de la nature" reprend les argumentations des droites traditionnelles (royalistes, fascistes...) sur l'ordre naturel, inégalitaire, la division des fonctions, la ségrégation des populations, l'hygiénisme, le biologisme et la normalisation. La liberté humaine y représente le mal absolu contre la loi naturelle et contraignante d'une harmonie originelle et non discutable.

2. L'écologie environnementaliste
libérale et centriste dont le mot d'ordre est "la qualité de la vie" se réduit à préparer les futures industries de l'environnement, l'intégration de la gestion des déchets de l'économie et la sauvegarde de parcs de loisirs, d'ensembles touristiques, de musées d'espèces rares, destinées aux cadres privilégiés d'un capitalisme sauvage qui sait qu'il doit séduire, par l'artifice d'une nature reconstituée, les meilleurs diplômés assurés qu'il pourront profiter idéalement des avantages matériels qu'on leur fait miroiter et d'une "liberté naturelle" garante de prospérité. Pour le libéralisme, la liberté est instrumentalisée, ravalée au rang de moyen pour le marché.

3. L'écologie-politique
Le mot d'ordre est de "prise en compte de la totalité et maîtrise de notre environnement, des conséquences de nos actions sur nous-mêmes et notre avenir", reprendre le contrôle de l'économie, imposer la prise en compte des besoins réels et des nuisances indésirables, globaliser les problèmes au niveau mondial, corriger la force mécanique de l'évolution par la volonté d'un développement contrôlé, démocratique, équilibré, rationnel et diversifié. La liberté est, de ce point de vue, un idéal, la dignité de l'homme qui doit être reconnue supérieure à toute autre rationalité (économique, géopolitique, biologique) et doit atteindre à l'effectivité qui ne peut plus être que mondiale, à la mesure des enjeux du temps. Il ne s'agit pas de protéger une nature originelle, ni de protéger et rentabiliser les richesses naturelles mais de prendre possession de notre monde, s'opposer aux logiques inhumaines d'un développement tyrannique et aveugle, fonder un nouvel être-ensemble, de nouvelles solidarités contre la société marchande et ses intérêts à courte vue.


Catastrophisme, décroissance et alternative écologiste

La seule vision qu'on donne de l'écologie est celle des catastrophes écologiques qui nous menacent, de l'épuisement de nos ressources et de la crise de l'énergie qui annonceraient la fin du capitalisme en nous forçant à changer de mode de vie. C'est largement une illusion (...) Il ne suffit pas qu'un système s'effondre il faut savoir par quoi le remplacer et reconstruire pierre à pierre un système alternatif, ce qui prend du temps.

Non seulement le capitalisme ne semble pas menacé par les contraintes écologiques mais il prétend les prendre en compte avec ce qu'on appelle le "développement durable" ou même l'éco-économie de Lester Brown. Les partis écologistes sont de plus en plus intégrés à la gestion de cette société de marché fondée sur la croissance. Face à cette escroquerie, une volonté de rupture s'est manifestée récemment avec la promotion de la décroissance par les écologistes radicaux. C'est un mot d'ordre qui a l'avantage de la clarté, s'opposant ouvertement à tous les autres partis qui attendent la croissance comme le messie, et surtout par l'affirmation de son incompatibilité avec le capitalisme dont le productivisme ne peut absolument pas se passer de croissance. Pourtant, la faiblesse de ce slogan tient à ce qu'il n'est guère plus que le miroir inversé de la croissance et ne contient, lui non plus, aucun projet alternatif.
(...)
Tout cela ne signifie pas qu'on ne peut rien y faire mais qu'il faut y opposer un véritable projet écologiste et commencer à construire, dès maintenant, une économie alternative relocalisée permettant de sortir du productivisme. L'objectif purement quantitatif de "décroissance" ne suffit pas, comme si on pouvait garder le même système sans le productivisme qui lui donne toute sa dynamique. L'illusion la plus dangereuse serait celle d'une réduction individuelle de notre consommation, ce qu'on appelle la "simplicité volontaire" reprenant la conception individualiste et morale de la société de marché, comme s'il suffisait de se donner bonne conscience alors que c'est l'organisation de la production qu'il faut changer. Nous devons nous organiser collectivement plutôt que d'agir chacun pour soi, de façon éparpillée. La réduction de nos consommations n'a aucun effet sur le productivisme capitaliste, pas plus que les milliards de pauvres bien obligés malgré eux de sous-consommer. Il faut critiquer aussi la prétention de dicter autoritairement ce qui seraient nos véritables besoins sociaux, simple inversion là encore de la création de faux besoins par la publicité.
(...)
Une véritable alternative écologiste ne peut venir d'une résistance individuelle au capitalisme ni d'une simple réduction de son productivisme mais exigera des actions collectives pour instituer de tout autres rapports de production (coopératifs) plus adaptés aux nouvelles forces productives de l'ère de l'information. Au-delà du catastrophisme, de la décroissance quantitative ou de notre rapport à la consommation, l'essentiel est de savoir quelle société nous voulons et comment y parvenir, c'est de s'entendre sur nos finalités collectives de convivialité et de développement humain, définir des objectifs qualitatifs et s'organiser pour les atteindre. Ce n'est pas facile, car si on ne veut pas se laisser-faire par les marchés, on ne peut faire n'importe quoi au nom de n'importe quelle utopie ou du relativisme des opinions, chacun revendiquant sa propre vérité comme si nous ne vivions pas dans un monde commun. La construction d'un projet collectif passe par la compréhension de la réalité objective dans toutes ses dimensions (...) ainsi que la prise en compte des transformations du travail et des réelles potentialités de l'ère de l'information, de la formation, des savoirs, de la production de soi, du "capital humain", de l'immatériel, de la reproduction, de la communication, de la coopération, des réseaux, etc. On peut espérer un meilleur respect des équilibres écologiques par la réorientation de l'économie vers l'immatériel et les services, qui doit se combiner à une relocalisation de l'économie, insérée dans son milieu, municipalisée, favorisant la coopération des activités autonomes et permettant d'échapper au salariat capitaliste avec un revenu garanti que le salariat ne garantit plus. Ce sont les conditions d'une sortie effective du productivisme dont l'insécurité sociale et la dépendance salariale sont l'autre face. C'est ce que j'appelle l'écologie révolutionnaire, qui prend la question écologique à sa racine, dans la production, à l'opposée des stratégies réformistes de limitation des dégâts, mais c'est une révolution qui prend du temps et ne se réduit pas à une simple "prise de pouvoir".

Pas besoin d'attendre le grand soir. Cette politique de développement humain et de dynamisation des services de proximité peut se faire dès à présent grâce à des coopératives municipales ou des Systèmes d'Echanges Locaux (SEL) avec des monnaies locales. La relocalisation de l'économie, ici et maintenant, ne dépend pas d'une décision globale qui viendrait d'ailleurs mais de la reconstitution d'une communauté politique locale et d'une "démocratie de face à face", de notre organisation et de notre action. Rien ne se fera sans nous. Ce n'est pas la fin du monde ni de l'histoire, comme on voudrait nous le faire croire, nous en sommes aux commencements.


Les alternatives écologistes

Les propositions des écologistes me semblent pouvoir se répartir selon 4 axes :

1. Le productivisme durable
Correction de la valeur économique afin d'obtenir une "vérité des prix" écologique, l'internalisation des externalités par des taxes et l'orientation des mécanismes de marché vers les solutions écologiques (ecolabels, commerce équitable, normes, subventions) ainsi que la constitution d'un secteur protégé hors marché (biens communs et tiers-secteur). Ces mécanismes correctifs (de régulation par le marché) sont sensés rendre le productivisme capitaliste plus efficace écologiquement moins destructeur et plus durable.

2. Le productivisme bridé
Une autre façon de résoudre le problème d'une croissance destructrice serait de restreindre le productivisme en ralentissant la croissance, dans la production par la réduction continue du temps de travail et dans la consommation par la frugalité volontaire. Tout cela sans changer la logique du système mais en luttant simplement contre ses excès et en essayant de garder les protections salariales. Une économie plus "économe".

3. La décroissance conviviale
Cette proposition se situe par contre clairement dans une alternative au productivisme et une critique de l'économisme dominant. C'est la version politique de l'écologisation de l'économie, les régulations économiques étant remplacées par des régulations collectives débattues publiquement. C'est une relocalisation de l'économie, une auto-gestion démocratique décentralisée de la production et des échanges ; mais il faut bien dire que les modalités et leur efficacité restent problématiques.

4. Le développement humain
Enfin, la dernière façon de répondre à un productivisme insoutenable est de construire une production alternative tirant partie de la révolution informationnelle pour réorienter l'économie sur le développement humain, les services et les consommations immatérielles en passant d'une logique concurrentielle à une logique coopérative et d'une productivité à court terme à l'investissement dans l'avenir, c'est-à-dire en développant l'autonomie de chacun, en particulier l'autonomie financière par une garantie de revenu. C'est la seule alternative concrète qui me semble à la hauteur des mutations en cours et d'une écologie qui doit nous apprendre à penser à long terme.
(...)
Il s'agit d'examiner les arguments pour ou contre chacune des solutions afin d'essayer de construire un consensus à partir de nos divergences, sur la pertinence et le cadre des politiques à défendre selon le contexte et les enjeux.

 
L'écologie révolutionnaire

Il n'est pas question de nous satisfaire de cette société qui n'est pas supportable et on ne peut se contenter d'un réformisme mou devant les menaces planétaires. Nous devons affirmer le caractère révolutionnaire d'une écologie qui ne se borne pas à entretenir les pelouses ou à rendre un peu plus durable l'exploitation de la planète, mais porte le seul projet à l'horizon de ce troisième millénaire. Nous devons dire clairement que nous sommes déterminés à lutter pour des mesures radicales à la hauteur de notre misère sociale, les exclus ne sont pas obligés de se fier à la démagogie fasciste et raciste aggravant le désastre.
     
Il faut redonner aux gens la certitude qu'ils peuvent peser sur les événements et ainsi, formuler ce qu'ils veulent, ce qu'ils refusent vraiment. Être révolutionnaire c'est vouloir transformer le monde et pour cela prendre le parti du négatif, de la critique et de l'amélioration infinie, plutôt que s'illusionner de quelque utopie positive idéale et trompeuse. Ce n'est pas se contenter d'un réformisme qui adapte les règles et pare au plus pressé, il nous faut changer les règles elles-mêmes pour les rendre conformes à notre avenir. Être révolutionnaire, c'est vouloir être un véritable Citoyen et non pas un simple administré.
     
On est loin d'une révolution léniniste ou du mythe du grand soir révolutionnaire (qu'il y en ait une multitude !). L'écologie révolutionnaire ne veut pas "prendre le pouvoir" par la violence mais changer notre base productive radicalement. Il ne s'agit pas d'instaurer une dictature mais de s'engager dans la sortie du salariat. L'écologie révolutionnaire veut sortir du productivisme et abolir le salariat, conscience des contraintes planétaires, des transformations du travail et des possibilités de l'avenir. Cette sortie du processus de valorisation, de l'économie séparée de la société, est le début de la réappropriation de notre vie.
(...)
(...)    
Il y a toutes sortes d'écologistes révolutionnaires. Ils peuvent être "marxistes", libertaires, alternatifs ou de simples opposants à la "croissance" et à la destruction de la société, c'est-à-dire de véritables écologistes, mais pour nous l'écologie n'est pas une simple amélioration de l'existant, ce qui permettrait de rendre un peu plus durable le monde actuel et son développement inégal et destructeur, rendre un peu plus supportable ses souffrances et ses injustices. Au contraire, pour nous l'écologie est la dénonciation d'un monde qui se fait contre nous. L'écologie est pour nous l'urgence de l'avenir.




Par Jean Zin
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Mercredi 4 octobre 2006
Je pense qu'il est important d'éduquer les enfants dans le respect de la nature.
D'une part, parce qu'ils seront ammenés à la voir de moins en moins souvent. Et parce que l'avenir de la planète est entre leurs mains. C'est pourquoi il faut  absolument sensibiliser les enfants à l'écologie.
Voici qelques petites suggestions pour montrer le bon exemple, et surtout, donner de bonnes habitudes dès maintenant
- Ne pas donner de gateau en portion individuelle, bien que les enfants adorent ça, cela n'a pas grand interet et cela augmente la quantité de déchets et le cout. Optez pour des boites reutilisables et des emballages minimalistes.
- Eviter de les gaver de programmes abrutissants à la télévision. Préférez les documentaires et les programmes éducatifs.
- Ne jamais jeter un objet sur la vois publique ou dans la nature, inciter les plutot à les ramasser et à la mettre à la poubelle.
- Ne pas maltraiter un animal devant eux et apprenez leur le respect des animaux.
- Informer les enfants sur l'état de la planète, la pollution et l'épuisement des réserves d'énergie fossile.
- Apprenez leur pourquoi il faut économiser l'eau et l'électricité et le chauffage.
Ce sont des gestes simples qui ne nuisent pas au bien être des enfants mais au contraire les aide à assumer leur futur.
- Leur donner des produits frais et de saison à manger. Varier l'alimentation. Eviter la viande tous les jours.
- Leur apprendre à trier les déchets.


Liens éducatifs

Le petit Babar ecolo : manuel éducatif en pdf
Le site de WWF pour les enfants et les ados. Fiches documentation sur les animaux
Le Coin de Rafale Eveil à l'environnement, jeux interactifs, anedoctes et des gestes à apprendre. Ministère de l'environnement du Québec.
Panda Junior
Informations sur les animaux en danger, les plantes et les forêts mais aussi sur le climat et la pollution. Dossiers, photos et petits jeux.
Coccinelle Le magazine eco-citoyen des 8-13 ans
Par Fane
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Dimanche 29 octobre 2006
Depuis toujours, dans la nature, les graines tombent sur le sol et les plantes se développent et s'adaptent à leur environnement. Elles sont pollénisées, se reproduisent et évoluent naturellement. Désormais, au nom de la consommation à outrance et des intérets économiques, l'homme a fait en sorte que ce soit autrement. Pendant des millénaires, la semence était libre, elle est maintenant modifiée, brevetée, exploitée.
Avant de présenter la vidéo de l'association Kokopelli, je vais faire un petit tableau de notre système alimentaire, pour le moins préoccupant si l'on y regarde de plus près.


Un plan machiavélique
Les plantes transgéniques ne sont pas apparues par hasard un beau jour, et il y a derrière leur généralisation un but précis : le profit. Le terrain a été minutieusement préparé depuis les années 60 pour finalement imposer les brevets OGM sur le marché.
La «Guerre des semences» débuta officiellement le 2 décembre 1961 avec la création d'un organisme international siégeant à Genève, L’U.P.O.V (Union pour la Protection des Obtentions Végétales), dont le but est de promouvoir et réglementer le monde des brevets sur les nouvelles variétés de plantes potagères, céréalières, fourragères et autres arbres fruitiers.

Mais la vie est-elle brevetable ? Les grands trusts de l'industrie chimique ne se sont pas embarassés de questions éthiques. Pourquoi ? Le vivant étant réduit à un programme génétique, manipulable à souhait, il ne restait plus qu'à l'imposer pour en tirer profit.

La communauté européenne instaura un "catalogue officiel" des semences autorisées à la vente, l'inscription d'une variété dans ce catalogue étant bien entendu payante. Aux Etats-Unis, le sénat vota des amendements afin de pouvoir s’aligner sur les législations européennes et devenir membre de l’UPOV. L’Angleterre devint membre après avoir promulgué le 1 er juillet 1973  le « Seeds Regulation» interdisant à la vente toute variété de plante non inscrite sur le catalogue.

L'établissement d’un système de brevets sur les plantes ouvrit toutes grandes les portes aux multinationales jusqu’alors peu intéressées par ce secteur. Lorsqu'ils ont compris que la graine était à l'origine de toute production agricole, et que ces même graines pouvaient être brevetées (comme par hasard), la brèche était ouverte. Entre 1970 et 1984, quelques 839 firmes productrices de semences furent ainsi rachetées par des grandes multinationales (Shell Oil, Occidental Petroleum, Sandoz, Bayer, Monsanto, Novartis, etc…). Ainsi, après avoir maîtrisé totalement les secteurs de la fertilisation (engrais), de la phyto-pharmacie, le dernier maillon de la chaîne est maintenant sous contrôle. Les pays en voie de développement sont eux aussi progressivement asservis aux grands groupes de semenciers aprenti-sorciers.


Comment est-ce possible ??
Autrefois, les paysans récoltait leur graines pour leur semis de l'année suivante. Aujourd'hui, lorsque vous achetez des graines dans le commerce, celle-ci sont obtenues à l'aide de croisements de plantes afin d'obtenir une variété "commerciale" hybrides. Ces hybrides, désignés par le sigle F1, sont la plupard du temps stériles ou dégénérescents, de sorte que les plantes obtenues ne pourront pas se reproduire et donner de nouvelles graines... Voilà donc le truc ! chaque année, il vous faudra racheter de nouvelles graines.

Pire, les agriculteurs achètent les graines "sous contrat", c'est à dire qu'il doivent payer chaque années pour leurs graines, et ont interdiction de les reproduire. De toute façon, un grain génétiquement modifié ne se ressème pas, et ces semences sont «codées» pour aller de pair avec les pesticides vendus par les mêmes fournisseurs d'OGM. Enfin, certaines firmes détentrices de brevets identifient l'OGM par l'insertion d'un gène marqueur afin de pouvoir poursuivre les «fraudeurs» et faire valoir leurs droits. Un busines en or !

Enfin, les aliments que vous achetez dans le commerce sont issus de plantes hybrides, il vous sera donc impossible de récupérer les graines de fruits et légumes pour la culture. Ceci s'appelle la dépendance alimentaire.


Bilan
- les OGM coutent cher en subvention
- Les OGM renforcent la dépendance des agriculteurs par rapport aux herbicides (apparition de résistances à certaines molécules herbicides)
- conduisent à de nombreux procès portant sur les brevets,
- générent des pertes de marchés et des prix bas pour les céréales produites
- les semences OGM coûtent de 25 à 40 % plus chères aux agriculteurs
- provoquent la disparition de l'agriculture biologique dans certains secteurs agricoles.

On s’aperçoit maintenant que ces OGM ont peu à peu envahi la planète... Profitant de l’abrutissement et du manque d’intérêt général de la majorité des consommateurs pour la qualité de ce qui leur tient lieu de nourriture, les firmes n’ont pas eu de mal à imposer les OGM en Amérique du Nord. L’Europe n’aurait qu’à suivre ! Pas bien difficile…Heureusement, il semblerait que malgré les pressions énormes pour banaliser les OGM, il reste quelques espoirs que tout ne soit pas perdu chez nous : des individus luttent courageusement contre les essais OGM, et la partie n’est pas encore vraiment gagnée... quoi que ...
Là encore, si les gens s’étaient enfin mis à réfléchir et à consommer vraiment des produits biologiques et à délaisser leurs chers supermarchés, les choses n’en seraient pas peut-être pas là …

Il est donc clair que la sécurité alimentaire est en danger. Il est reconnu que les effets écologiques des disséminations des plantes transgéniques dans l’environnement ne peuvent pas être évalués aujourd’hui et seront irréversibles. Les conséquences sanitaires de l’ingestion de ces produits ne sont pas mieux connues que les conséquences écologiques, ce qui n’a pas empêché la mise en culture de ces plantes…


Effondrement de la biodiversité
La destruction du patrimoine génétique est déja bien entammée. Sur les dizaines de milliers de plantes comestibles que recèle le monde végétal, seulement trois mille d’entre elles ont été utilisées dans l’histoire de l’humanité. Sur ce nombre, seulement 150 espèces sont inscrites au registre du commerce international. Actuellement, une trentaine de ces 150 pourvoient à plus de 90% des ressources alimentaires de l’humanité : les céréales, légumineuses, tubercules (pomme de terre etc), les fruitiers et quelques plantes oléagineuses et sucrières. De nombreuses variétés que cultivaient nos aieux ont complétement disparues. Ceci s'appelle la standardisation du goût.

Aujourd'hui, il suffit de consulter des catalogues ou de regarder les rayonnages des grandes surfaces pour constater la pauvreté du choix de variétés en espèces potagères. Heureusement, de nombreux passionnés ont travaillé pour retrouver ces variétés anciennes, sous couvert de collections, ou de « conservatoire », pour ne pas tomber dans l’illégalité. De nombreuses jardiniers militent pour la conservation du peu qu'il reste de la biodiversité, mais suite au durcissement de la nouvelle législation concernant les semences, certaines on dû s'arréter car elles n'avaient pas les moyens d’inscrire leurs centaines de variétés oubliées au catalogue officiel.

L'association «KOKOPELLI» est un modèle dans ce domaine, et c'est pourquoi j'ai voulu présenter cette vidéo, très instructive.

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Voici un autre reportage sur les OGM : l'exemple alarmant de l'Argentine, où le soja transgénique à envahi les terres les plus fertiles.


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Liens complémentaires
Kokopelli : Le site de l'associatoion
OGM danger  : une asso qui milite contre le OGM
Hybrides F1 : définition Wikipédia
Nature et Progrès : Fédération Internationale d’agriculture biologique

- Signez le petition pour la préservation de l'agriculture européenne sans OGM
Lancée par l'association GIET
Par Fane
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